J’ai perdu la mémoire elle s’est dissipée
Dans un sombre caveau au teint épicé
Quelle est celle qui incarne ce rêve suspendu
ignorant mon esprit exilé, rompu
Je courre je courre et fuis cette ombre
Je caresse l’immense brouillard de l’insouciance
Elle m’appelle et crie mon nom
Stupeur d’un trou noir sans pardon
J’exécute le contrat sans broncher
J’accentue….. jacques s’est tu
J’accepte le rôle qui m’est donné
Et m’empare du trophée disparu
Il serpente les mers et jouxte les terres
Il s’endort dans l’épais brouillard de l’hiver
Un bruit s’émancipe de cette latitude chronique
Il oublie l’étau ferme et l’étendard hypocrite
Les vagues déferlent sur la proue du navire
La glace envahit le visage d’Elvire
Sa quête semble, ici prendre fin
Ses rêves s’évanouissent en chemin
Mémoire à l’âme dissolue sur le pont
Elle chavire sur les vagues de l’hiver
Et dans l’éclat de sa beauté divulguée
La pudeur oubliée, elle expire sans regrets
Frédéric Quillet